Tu utilises peut-être déjà ChatGPT, Claude ou Gemini de temps en temps. Tu n’es pas seul : l’IA est entrée dans le travail de tous les jours bien avant que les entreprises aient eu le temps d’organiser quoi que ce soit.
Le problème, ce n’est donc plus de savoir si on va utiliser l’IA. C’est de savoir si on l’utilise bien.
L’IA est déjà au travail, la formation non
En 2024, Microsoft et LinkedIn ont interrogé 31 000 personnes dans 31 pays pour leur étude annuelle sur le travail. Quelques chiffres qui résument bien la situation :
- 75 % des travailleurs du savoir déclarent utiliser l’IA au travail ;
- 78 % de ces utilisateurs apportent leurs propres outils, sans attendre leur employeur ;
- seulement 39 % des utilisateurs ont reçu une formation de leur entreprise ;
- deux dirigeants sur trois disent qu’ils n’embaucheraient pas quelqu’un sans compétences en IA.
Autrement dit : presque tout le monde s’y met, mais la majorité apprend seule, par essais et erreurs.
Utiliser l’IA sans méthode coûte du temps
Une étude publiée par Workday en janvier 2026, menée auprès de 3 200 salariés (dont 200 en France), montre le revers de la médaille. À l’échelle mondiale, près de 40 % du temps gagné grâce à l’IA est perdu à corriger des résultats de mauvaise qualité. En France, 82 % des utilisateurs passent au moins 30 minutes par semaine à clarifier, corriger ou réécrire ce que l’IA a produit.
La même étude apporte un autre chiffre, plus encourageant : parmi les salariés qui obtiennent des résultats positifs avec l’IA, 79 % ont été formés.
Ce n’est pas l’outil qui fait la différence. C’est la façon de s’en servir.
Le marché du travail bouge vite
Les dirigeants du secteur eux-mêmes alertent. En mai 2025, Dario Amodei, le patron d’Anthropic (l’entreprise qui développe Claude), estimait que l’IA pourrait faire disparaître la moitié des emplois de bureau de premier niveau d’ici un à cinq ans. C’est une projection, discutée et discutable. Mais elle dit une chose claire : les tâches répétitives de bureau sont en première ligne.
D’autres travaux sont plus prudents. Une étude de l’université de Chicago menée au Danemark sur 25 000 salariés n’a mesuré, en 2025, que des effets limités de l’IA sur les salaires et l’emploi. Les deux lectures ne s’opposent pas vraiment : l’impact dépend surtout de la façon dont les gens et les entreprises s’emparent de ces outils.
Ce qu’une formation change concrètement
Se former à l’IA quand on n’est pas technicien, ce n’est pas apprendre à coder. C’est apprendre :
- à poser le bon problème avant de choisir un outil ;
- à écrire des demandes précises, avec un rôle, un contexte, une tâche et un format ;
- à vérifier ce que l’IA produit, pour ne pas perdre en correction le temps gagné ;
- à installer des habitudes, pour que l’IA serve chaque semaine et pas seulement le jour où on la découvre.
C’est exactement ce que les études ci-dessus suggèrent : les gains existent, mais ils vont à ceux qui ont une méthode.
Par où commencer
Pas besoin de tout apprendre d’un coup. Choisis une tâche qui te prend du temps chaque semaine, et apprends à la faire avec l’IA, proprement. Une seule tâche bien maîtrisée vaut mieux que dix outils testés une fois.
La formation Mindset de SIA Académie est gratuite et pensée pour ça : poser les bons réflexes avant de passer aux outils.
Sources
- Microsoft et LinkedIn, 2024 Work Trend Index, mai 2024.
- Workday, Les entreprises exploitent mal les bénéfices de l’IA, 14 janvier 2026.
- Axios, Behind the Curtain: A white-collar bloodbath, 28 mai 2025.
- TechRadar, L’IA générative n’a pas d’impact sur les salaires…, sur l’étude d’Anders Humlum et Emilie Vestergaard (université de Chicago), 2025.