Tu poses une question à ChatGPT, à Claude ou à Gemini, et tu reçois une réponse correcte… mais tellement générale qu’elle ne te sert à rien. Ça arrive à tout le monde au début.
La raison est simple : l’IA ne sait rien de toi. Elle ne connaît ni ton métier, ni tes clients, ni ce que tu veux en faire. Alors elle répond comme elle répondrait à n’importe qui.
La bonne nouvelle, c’est que ça se corrige en quelques lignes.
La méthode en quatre éléments
Avant d’écrire ta demande, pense à ces quatre éléments, dans cet ordre.
1. Le rôle
Dis à l’IA qui elle doit être. Pas « un assistant », mais un profil précis, comme si tu recrutais quelqu’un pour la tâche.
Tu es community manager spécialisé dans les commerces de proximité.
Ce simple début change le vocabulaire, le niveau de détail et le type de conseils que tu vas recevoir.
2. Le contexte
C’est l’élément le plus souvent oublié, et le plus important. Explique ta situation comme tu l’expliquerais à un collègue qui arrive :
- ce que tu fais et pour qui ;
- où tu en es aujourd’hui ;
- ce qui a déjà été essayé ;
- les contraintes (budget, temps, ton de la marque).
Plus le contexte est précis, moins la réponse est générique.
3. La tâche
Dis exactement ce que tu attends. Un verbe d’action, un livrable clair.
« Aide-moi pour mes réseaux sociaux » est trop vague. « Propose-moi 5 idées de posts Instagram pour la semaine prochaine » est une tâche.
4. Le format
Indique la forme de la réponse : une liste, un tableau, un texte de 150 mots, un ton tutoyé ou vouvoyé, avec ou sans emojis. Si tu ne le dis pas, l’IA choisit à ta place.
Avant, après
Voici la même demande, écrite de deux façons.
Avant :
Donne-moi des idées de posts pour ma boulangerie.
Après :
Tu es community manager spécialisé dans les commerces de proximité.
Je tiens une boulangerie artisanale dans une petite ville. Mes clients
sont surtout des familles et des personnes qui travaillent à côté.
Je publie sur Instagram une à deux fois par semaine, sans régularité.
Je veux mettre en avant le fait maison et donner envie de passer
le matin.
Propose-moi 5 idées de posts pour la semaine prochaine.
Présente-les dans un tableau avec : le jour, l'idée du visuel,
le texte du post (60 mots maximum, ton chaleureux, tutoiement).
La deuxième version prend une minute de plus à écrire. Mais la réponse est directement utilisable, alors que la première t’aurait obligé à tout retravailler.
Trois erreurs à éviter
Tout demander d’un coup. Une demande, un livrable. Si tu veux un calendrier, des textes et des visuels, fais-le en trois temps.
S’arrêter à la première réponse. L’IA n’est pas un distributeur : c’est une conversation. « Plus court », « plus concret », « adapte au ton de ma marque » : la deuxième ou la troisième version est souvent la bonne.
Recopier sans relire. L’IA peut se tromper ou inventer. Tu restes responsable de ce que tu publies. Relis toujours, surtout les chiffres, les noms et les dates.
Le réflexe à garder
Garde un petit document avec ton contexte de base : ton activité, tes clients, ton ton. Quand tu ouvres une nouvelle conversation, tu le colles au début. Tu gagnes du temps à chaque fois, et tes réponses sont tout de suite plus justes.
C’est exactement ce genre de réflexe qu’on travaille dans la formation Mindset, avant même de parler d’outils : la façon dont tu poses le problème compte plus que l’outil que tu utilises.